Making-of Workshop

Un projet réalisé par Quentin Lefebvre, Camilla Beltran, Nadine Lobo et Mathieu Moreau. Avec le soutien de Clarisse Bardiot, Matthieu Bourdon, Nicolas Lissarrague, L’université de Valenciennes ainsi qu’Arenberg Creative Mine.

Notre projet, présenté à l’issue de ce workshop, se base sur le thème de la disparition du corps et la recherche autour du mouvement. Afin de rendre compte de cette idée, nous avons décidé de nous baser sur la réalisation d’une performance dansée en live, accompagnée d’une projection vidéo, comportant des effets visuels générés par Isadora et une Kinect. En effet, grâce à la technologie de la Kinect, nous avons pu retranscrire les mouvements d’une danseuse à travers un tracking d’images en temps réel. Visuellement, cela se retranscrit sur la projection vidéo par des effets de particules centrés sur la tête et les épaules, générés par Isadora avec les fonctionnalités : Eyes ++, Blob decoder, calculator et OSC listener. De plus, nous avons
décidé d’utiliser un fond vert, à travers l’utilisation du Chroma key, afin d’y incruster une vidéo composée de flash lumineux. Ce dispositif, permet une disparition partielle du corps, lors des passages en niveau de blanc, grâce à l’opposition des vêtements de la danseuse qui sont quant à eux noir. Toutefois, ce projet n’est pas simplement construit autour de visuels en vrac. Il était aussi important pour nous de le représenter à travers une réelle dramaturgie. Ainsi, nous nous sommes basé sur le texte de la chanson espagnole Invisible du groupe La Ley, qui traite du thème de l’invisibilité et de
la disparition. Par ailleurs, nous avons décidé de garder le texte dans sa langue originelle par la musicalité globale qui s’en dégage, mais également dans le but de donner une représentation visuelle de ce texte qui peut être difficilement accessible aux spectateurs. Partant de cette base, nous avons choisis la musique d’Olafur Almalds, This Place Was a Shelter afin de donner un rythme particulier à la danse et au texte. D’ailleurs, la danse, quant à elle, a été conceptualisé au dernier moment afin de garder une certaine hésitation et fragilité, qui permettait d’approfondir l’humanité qui se dégage du projet et de notre thème. Ainsi, à la manière de Cunningham, les mouvements on été pensé séparément de la musique afin de rendre compte au mieux des effets visuels et du texte.

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